Traditionnellement, les tontines, qui constituent la forme la plus répandue de crédit de proximité après le crédit familial, forme un groupe dont les membres bénéficient à tour de rôle de l’épargne cumulée par celui-ci. Le crédit est autonome – non alimenté par une source du secteur formel.  Par ailleurs,  la matière de l’épargne collective ne prend pas nécessairement la forme de monnaie, mais peut-être le produit d’une récolte, d’un artisanat, etc.

Aujourd’hui en France, certaines mutuelles d’assurance (le groupe Le Conservateur, par example) proposent des produits où des épargant sse regroupent dans une association à forme tontinière régie par les articles R 322-139 à R 322-159 du Code des Assurances et autorisée par l’administration. Les produits de placement sont donc répartis entre les seuls survivants au bout d’une durée de 10 ou 20 ans. Cela permet d’améliorer les rendements des placements pour des personnes voulant se constituer une épargne pour la retraite sans se soucier des héritiers. A la différence de la tontine traditionnelle, pendant toute la durée de vie de cette association, l’épargne est indisponible. Cette formule d’épargne est soumis à la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie, les gains à l’issue de l’opération sont rarement imposables.