Dans un monde en perpétuel développement, il est conseillé d’opter pour une gouvernance participative, l’un des vecteurs de la bonne gestion d’une entreprise. En effet, nombreuses sont les entités sociales qui favorisent ce mode de gestion à cause de leur capacité à inciter l’interaction entre les membres et la création d’un sentiment de partage.

La gouvernance participative, un concept révolutionnaire

À l’heure où la crise touche la totalité des secteurs, il faut également penser à une meilleure organisation de l’entreprise pour générer des profits, et ce dans un délai à court terme. C’est dans cette mesure que la gouvernance participative entre en jeu pour inciter la collaboration des membres d’une entreprise sociale à participer aux décisions à prendre. La nouvelle forme de gouvernance vient alors se mettre en place petit à petit dans le contexte de postmodernité. Ce dernier se caractérise par le remplacement du mode de fonctionnement traditionnel vers une économie dite collaborative.

Concernant le terme de gouvernance, il désigne une orientation organisationnelle et une tout autre vision. Pour la majorité des organismes communautaires, la gouvernance est gérée par un conseil d’administration connu sous le nom de conseil de direction, comité de gestion ou encore conseil exécutif. Les principales missions de ce groupe sont : l’encadrement de la réalisation des tâches, faire respecter les valeurs et garder le projet en vie durant un long terme.

D’où vient la gouvernance participative ?

Auparavant, le régime de gouvernance se définissait comme un moyen de garantir la rentabilité des propriétaires des capitaux. Effectivement, l’intérêt des autres parties fut négligé pour concentrer les bénéfices vers les apporteurs de fonds et les actionnaires principales. Cependant, cette forme de gestion n’a engendré que des soucis pour l’entreprise, notamment l’apparition de conflits, la dégradation du climat de travail voire la réduction du taux de production. On peut dire que la gouvernance centralisée reste un échec.

D’autres pratiques managériales sont alors nées de cette mauvaise gestion. Les nouvelles pratiques se basent sur le concept de postmodernité de la gouvernance qui revisite le principe de fonctionnement. Avec la postmodernité, on peut voir un véritable développement de l’économie à titre collaborative, surtout pour les entreprises sociales comme sfam. Avec la naissance de cette gouvernance, de nouvelles entreprises se sont créées, se servant d’une approche participative et prenant en considération l’intérêt de chaque membre des parties. La gestion participative d’une entreprise sociale permet d’associer l’efficacité sociale avec l’économie. De plus, elle offre un autre moyen pour s’innover et apprendre aussi bien dans le domaine économique que social. Par conséquent, les entreprises sociales arrivent à se réunir plus facilement grâce à leurs décisions dites démocratiques et visant à atteindre des intérêts collectifs.

Comment se présente la gouvernance dans une entreprise sociale ?

D’après les études, la gouvernance traditionnelle semble être peu appropriée aux nouvelles formes d’entreprises. Effectivement, la vision et la conception des actionnaires ainsi que le mode de gestion connaissent une grande évolution avec une entreprise sociale. En tant que travailleurs, propriétaires, fournisseurs ou clients, chacune de ces personnes sont des membres de la partie prenante d’une organisation et donc de la structure de gouvernance. De ce fait, une entreprise sociale ne se trouve pas loin des problèmes de gouvernance. Ces derniers naissent de la complication au niveau des relations entre les divers acteurs d’une entreprise sociale. Ainsi, les dirigeants sont obligés de rechercher une autre alternative pour la gestion de l’entité afin d’arriver à une meilleure efficacité sur le plan économique et social. À présent, la gestion participative se traduit comme étant une solution à part entière pour obéir au principe de la démocratie. Cette technique vise à valoriser le partage et la solidarité entre les parties prenantes. En diversifiant les pratiques de l’entreprise sociale, on obtient une autre forme de démocratie, utile quand on recherche une économie participative. Enfin, on peut définir une entreprise sociale à gouvernance participative comme étant le fruit d’une volonté collective et un libre accord entre les différentes parties.